C&F éditions
 

Un roman tout frais pour l'été – Des autrices dans les médias

Bonjour,

Dans le monde de l'édition, il est de bon ton de moquer les « livres de plage » : le texte est facile, car il n'est qu'un prétexte pour emporter un gros volume de centaines de pages pour le caler sous la tête lors de la sieste face aux vagues et au soleil.

Vous connaissez nos esprits rebelles : nous avons donc fait l'exact contraire. Un roman pour l'été très court, percutant, qu'il faut lire pour apprécier.

Par ailleurs, nous sommes très heureux que nos autrices se distinguent dans la presse ou les revues. Petit florilège.

À nos banquises – Olivier Fournout

Après Germinata, que nous avons publié il y a deux ans, Olivier Fournout revient avec un petit roman qui conserve son style percutant, grincheux et plein d'humour en même temps. En une centaine de pages, la narratrice raconte sa vie, développe son étrangeté en parlant d'elle à la première personne… du pluriel (mais ce n'est ni un « nous » de majesté, ni un « nous » de modestie… les grammairiens vont s'y perdre).

Avec malice, elle dépeint d'un regard acide les petits travers de nos sociétés contemporaines autant que les grands enjeux écologiques.

Court et donc parfait pour votre prochain voyage en train. Mais attention, si ce n'est pas un « livre de plage », ce n'en est pas pour autant un « livre de gare ».

Couverture A nos banquises

À nos banquises
Olivier Fournout
13,5 x 21 cm. - 96 p. - Collection Fiction
Version imprimée - 14 € - ISBN 978-2-37662-101-0
juillet 2025

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Des autrices C&F éditions dans les médias

Couverture Grandir informes
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Anne Cordier est souvent sollicitée par la presse et les magazines pour donner un contrepoint argumenté aux diverses intentions de corseter le monde numérique des adolescents. Ses réponses ne nient pas les problèmes, mais refusent les solutions populistes et inefficaces.
Elle a ainsi répondu par une chronique dans L'Humanité aux volontés d'interdire les médias sociaux avant 15 ans.
Interdire, c’est faire croire qu’on peut régler une question de société par décret. C’est renoncer à éduquer et à mettre en œuvre les lois de protection.

Elle a également répondu aux questions de Télérama suite à l'annonce de la ministre de l'Éducation qui souhaite utiliser la série Adolescence comme support pédagogique.
La série “Adolescence”, un bon support pédagogique au collège et au lycée ? Une fausse bonne idée, selon la chercheuse en sciences de l’information et de la communication Anne Cordier.


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Sur le même thème, Mélanie Bourdaa publie (avec Arnaud Allessandrin) dans The Conversation une analyse du rôle des séries dans l'éducation sur les violences de genre et de refus de la masculinité toxique. Outre Adolescence, leur analyse porte sur Querer : que peut la fiction pour sensibiliser à ces enjeux, dans les écoles, dans la sphère privée, comme dans l’espace public ? « Querer », « Adolescence »… les séries sont-elles plus efficaces que les campagnes de sensibilisation ?.


Couverture Savoir chercher
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Mônica Macedo-Rouet s'est penchée sur le rôle des IA quand il s'agit de citer les sources documentaires. Savoir se situer dans l'espace documentaire est une nécessité pour les étudiants. Se fier à des outils qui se trompent souvent reste dangereux, ce qui impose une vérification minutieuse des sources retrouvées.
Quand on utilise une IA, les sources ne servent que d’input durant l’entraînement et ne sont pas utilisées comme critère explicite de fiabilité lors de la génération d’une réponse. Le modèle prédit la suite la plus probable d’un texte, mot à mot, selon les régularités apprises, sans évaluer la véracité de l’information par rapport à des documents authentifiés.
IA et étudiants : Savoir citer ses sources est indispensable à la formation intellectuelle – et ne pas le faire est passible de sanctions.

Bonne lecture,
Hervé Le Crosnier

 

PS : Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre cette photo dans une grande librairie parisienne. Non seulement le numérique n'y dispose que d'un tout petit espace (il est vrai que c'est un problème marginal n'est-ce pas ?), mais surtout les titres des rares ouvrages présents décrivent un univers toxique : mais pourquoi donc le reste du monde, et certainement chaque lecteur ou lectrice qui entre dans cette librairie, dispose-t-il d'un outil numérique dans la poche si c'est l'apocalypse qui s'annonce ?

Rayon numérique dans une grande librairie parisienne